Ça
Un article de Wiguid.
Vous savez, le type qui se fait recycler ?
Sommaire |
Le fugitif
La genèse de l'histoire de Ça remonte à une époque lointaine où tout le monde se branlait totalement de sa petite gueule de branleur et que lui-même allait sans doute jusqu'à ignorer qu'il s'appelait comme ça (quel connard quand-même).
En réalité, et bien que cela puisse paraître étonnant, toute l'affaire repose sur un quiproquo des plus débiles, si bien que les circonstances mêmes de ce quiproquo sont aujourd'hui totalement oubliées. Tout ce qui nous est resté est que lors d'un événement parfaitement anodin (écartèlement d'un plombier, éventripation d'un plombier, ou simplement torture atrocement douloureuse d'un plombier), quelqu'un (peut-être un plombier) se serait écrié "Arrêtez ça !!". C'est alors qu'un gros connard surgissant de nulle part et prenant ces mots pour lui-même répondit du tac au tac : "Vous ne m'arrêterez jamais !!!!" et s'enfuit à toutes jambes (ceci ne restant qu'une image figurée concernant notre phénomène). Mais bref, Ça était né.
Au passage, remarquons que cette mode n'a fait que prendre de l'ampleur avec le temps et la démonstration en est des plus simples. Voyez, à peine prononce-t-on par exemple le mot "cafetière" qu'un gros connard du genre de Ça apparaît immédiatement dans le Wiguid'. Triste monde je vous le dis...
A ce sujet, voir l'article détaillé : L'effet "tête de con"
L'athlète
C'est sans doute parce qu'il se rendit compte au bout d'un moment que personne ne cherchait plus à l'arrêter que Ça cessa de courir pour fuir mais pour courir. Enfin c'est ce qu'on pourrait penser, mais en réalité, il est plus probable qu'il n'ait simplement jamais rien compris et que les gens, à force de le voir courir, aient fini par penser qu'il s'agissait d'un sportif.
Le moins-l'quartien
Bien que sa course se résumait alors à bouger frénétiquement et tant bien que mal ses petits bras de gros tas de merde, Ça était persuadé qu'il se déplaçait à une vitesse folle. De là lui est probablement tombé dessus, comme un gros sur un petit, la réputation d'être le plus grand moins-l'quartien du monde. Interrogé sur la question, Ça nous révélait, visiblement converti à la foi moins-l'quartienne au moins autant qu'il le fut à l'idée qu'il était fugitif ou sportif : "Non j'ai pas l'temps là , et pis chuis déjà loin pff pff !"
Le recyclage
Depuis quelques temps déjà , la stagnation de Ça avait tendance à provoquer la rage d'un gros qui passait le plus clair de son temps à lui hurler dessus des trucs du genre "Maist tut vast bougert tont lardt, grost tast det merdet !!!t". Inutile de dire que Ça, sensible comme tous les athlètes, avait bien du mal à supporter ce harcèlement.
Mais le vrai coup dur fut le départ d'un des plombiers chargés de tenir l'écran derrière lui. A ce moment-là , Ça pensait avoir atteint le fond du gouffre.
Pourtant, son calvaire ne devait pas s'achever ainsi. Car finalement, n'y tenant plus, ce gros qui le harcelait sans raison valable s'empara de ce pauvre Ça et le balança purement et simplement en l'air. Après un court vol plané (qui donna naissance à un vieux proverbe de Grabourg "Quand Ça vole bas, c'est qu'il va pleuvoir"), Ça se rétama comme une merde sur la voie publique, au milieu des encombrants (oui, c'était le jour de leur fête) et autres papiers gras.
Depuis, on a perdu sa trace. A-t-il subi le triste sort de tous ces encombrants qui se font dépecer par des romanos ? Ou bien a-t-il été ramassé par la Propreté de Seattle avec ces dégoûtants papiers gras ? S'il on s'en tient à cette dernière hypothèse, Ça se trouverait alors dans un centre de tri où on essaierait de déterminer s'il est recyclable ou non. Mais sans preuve, nous ne pouvons que nous perdre en conjectures.
Conclusion
Où qu'il soit désormais, quel gros connard ce type quand-même !

